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La participation des jeunes au Congrès d'orientation de la CEQ

Un Congrès d'orientation, c'est un Congrès régulier consacré à l'organisation. Ces rendez-vous, auxquels périodiquement nous nous convions nous-mêmes, s'inscrivent dans la tradition CEQ et constituent à la fois un devoir et une garantie de démocratie interne.

Encore une fois, nous sommes conviés à un de ces rendez-vous. Pour que celui-ci permette la construction « d'une véritable identité collective à chacun des niveaux de l'organisation », les membres du Comité des jeunes et du Réseau des jeunes de la CEQ invitent les syndicats affiliés à tout mettre en oeuvre pour qu'au moins une jeune ou un jeune soit intégré dans chaque délégation qui participera au Congrès d'orientation de juin 1997.

Aujourd'hui, les jeunes constituent une minorité au sein de la CEQ (25 %). Pourtant, petit à petit, ces femmes et ces hommes seront appelés à assumer des fonctions de délégués syndicaux, à prendre la direction de leurs syndicats locaux, de leurs fédérations et de la Centrale, à assumer des responsabilités diverses au sein de différents comités, tant locaux que nationaux. Ce seront elles et eux qui constitueront les forces vives des réseaux qui se penchent avec sérieux sur différentes problématiques auxquelles est confrontée l'organisation. Dans cinq ans, peut-être moins, peut-être plus, ils auront la responsabilité d'actualiser les orientations définies lors du prochain Congrès de juin 1997. En d'autres mots, ce sont les jeunes d'aujourd'hui qui vivront avec les conséquences des décisions que prendra le Congrès de juin 1997.

Ces orientations ne peuvent donc se définir sans eux. Les jeunes sont le futur de la CEQ. Ils aspirent à une plus grande démocratie syndicale qui s'exprime autant dans les règles de fonctionnement que dans l'ouverture aux questions nouvelles posées par l'éclatement des solidarités intergénérationnelles, la crise des valeurs et la montée du néolibéralisme.

Leur parole politique n'est pas tout à fait celle de leurs aînés, leur vision du syndicalisme non plus. Mais c'est cette vision, cette parole que les jeunes veulent dorénavant partager. Ils veulent pouvoir se reconnaître dans les orientations qui guideront l'action syndicale et politique de leur Centrale au tournant du millénaire. La transmission du flambeau syndical n'est pas un mouvement à sens unique. Les jeunes ont besoin de l'héritage de leurs aînés, mais il appartient aux jeunes de décider de ce qu'ils conserveront de cet héritage. Et, pour que cet héritage ne se transforme pas en mode d'emploi figé dans le temps, il faut que l'échange se fasse.

C'est donc pour pouvoir retenir de la précédente génération et transformer cet héritage en quelque chose d'imprévisible, de surprenant et d'enthousiasmant, que nous invitons tous les syndicats affiliés à inclure des jeunes dans leurs délégations au Congrès, à les associer à toutes les étapes de préparation et à échanger avec eux sur les recommandations soumises aux assemblées générales.

Source: A9697CG-044 - janvier 1997