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Faire de l'éducation une priorité nationale
Une nécessaire mobilisation pour une nécessaire réussite éducative

Québec, le lundi 18 septembre 2000 - La Centrale des syndicats du Québec (anciennement la CEQ) joint sa voix aujourd'hui à l'affirmation de faire de l'éducation une priorité nationale au Québec. « Nous souscrivons, bien sûr, à la déclaration commune rendue publique ce matin par le ministère de l'Éducation (MEQ) et l'ensemble des intervenants du milieu de l'éducation au Québec. Nous marquons ici notre propre engagement à cet égard et croyons, du même coup, contribuer, notamment, à démontrer au Conseil des ministres que cet engagement doit être celui aussi, et de façon concrète, de tout le gouvernement du Québec », a tenu à indiquer la présidente de la CSQ, Mme Monique Richard.

La Centrale souligne également au ministre François Legault et au gouvernement que pour atteindre ce grand objectif de faire de l'éducation une priorité nationale, cela nécessite des moyens, des ressources professionnelles, un réinvestissement en éducation.

La réussite dans le réseau scolaire

« Au chapitre de la façon de faire du MEQ ou de sa façon de concevoir l'éducation, nous demeurons très critiques. Il est hors de question, et nous l'avons d'ailleurs souvent déclaré, qu'une approche non globale soit l'approche privilégiée par le réseau. Les comparaisons entre établissements, la détermination d'objectifs de réussite en termes exclusifs de taux de diplomation ou de non retard scolaire (sans tenir compte de l'ensemble des facteurs qui influent sur les établissements), ou encore le fait de faire porter à chacun des établissements et des enseignants la responsabilité des difficultés scolaires des élèves; ce sont là des façons de faire qu'on peut voir dans un plan d'affaires et non dans un plan de réussite éducative », a déclaré Mme Richard.

Justement, au chapitre des plans de réussite, il est essentiel, selon la CSQ, que le MEQ accorde davantage de temps aux milieux pour élaborer leur plan de réussite. La Centrale rappelle que ces plans doivent être élaborés par les conseils d'établissement qui en sont encore à compléter leur représentation.

Dans le réseau collégial

En ce qui a trait au réseau collégial, la CSQ voudrait voir le gouvernement donner un sérieux coup de barre pour contrer la baisse dramatique des taux d'accessibilité et de diplomation résultant à la fois des mesures de renouveau de l'enseignement collégial et des compressions massives dans les services d'encadrement des étudiantes et des étudiants.

Dans le réseau universitaire

Concernant le réseau universitaire, la CSQ invite le ministre Legault à lever le secret entourant les contrats de performance car il est difficile de se faire une idée exacte de l'ampleur du contrôle politique que le gouvernement entend exercer sur les universités. « Pour nous, les sommes réinvesties dans les universités n'appartiennent ni au ministre, ni au ministère, ni même aux universités. Ce sont des fonds publics qui doivent servir à rendre accessible la formation universitaire au plus grand nombre », a ajouté la présidente de la CSQ.

Une conception globale de l'éducation

« Il nous semble évident que l'éducation doit être une priorité nationale et faire partie de la mission fondamentale de l'État. Il est tout aussi clair que notre participation aujourd'hui n'est pas aveugle. Nous connaissons à fond le réseau de l'éducation québécois; nous sommes en première ligne; et, surtout, nous voulons une qualité d'éducation la meilleure possible. C'est pourquoi nous continuerons à défendre une conception globale de l'éducation qui, d'office, ne peut se limiter à une approche uniquement chiffrée, mesurable de la réussite », a conclu Mme Richard.

Renseignements :

Louise Rochefort
Cell. : (514) 235-5082
Téléavertisseur : (514) 921-8611