Collectif pour une pédagogie de l'espoir
À partir de ces pistes et des discussions tenues lors du Colloque, un comité d’experts composé des personnes suivantes s’est réuni le lendemain du Colloque pour dégager les premiers jalons d’une pédagogie de l’espoir. Ces pistes ne représentent que l’amorce d’une réflexion qui sera enrichie par l’expérience des éducateurs et des jeunes qui participeront à la construction d’une pédagogie de l’espoir dans un forum interactif que nous travaillons à mettre sur pieds.
Composition du Collectif pour une pédagogie de l’espoir :
Thérèse Baribeau Chef au Musée de l’environnement, à
Pierre-Yves Boily Professeur invité de l’Université du Québec en
Abitibi-Témiscamingue
Véronique Brouillette Conseillère aux Établissements verts Brundtland, Centrale des syndicats du Québec
Jean-Pierre Denis Cofondateur du CLUB 2/3, division jeunesse d’Oxfam-Québec
Frédéric Dupré Directeur adjoint, Engagement communautaire, Institut français, Université de Régina
Rick Kool Professeur associé au département d’éducation de
Christian Payeur Directeur général de
Diane Pruneau Professeure à l’Université de Moncton en éducation relative à l’environnement
Jean Robitaille Coordonnateur au développement pédagogique à
François Thiboutôt Journaliste, chroniqueur et conseiller en consommation responsable
Déclaration du Collectif pour une pédagogie de l’espoir
Fondements
1. La pédagogie de l’espoir reconnaît le droit et la capacité du jeune à apprendre et à se développer. Elle reconnaît aussi l’importance d’un soutien et d’une coopération intergénérationnels.
2. La pédagogie de l’espoir repose sur la reconnaissance d’une situation donnée et sur l’analyse de ses causes et impacts, grâce à la réflexion critique, la recherche des faits et la planification d’une démarche d’apprentissage.
3. La pédagogie de l’espoir reconnaît que toute situation, avec la connaissance de ses causes et impacts, implique la recherche d’une solution durable qui sera atteinte par l’action réfléchie.
4. Un enjeu initial constitue une situation idéale pour développer, grâce à la réflexion, la recherche des faits et la planification, le potentiel humain de transformation de la réalité actuelle, ce qui donne un sens élargi à l’éducation. Cet enjeu peut se constituer autour d’un problème, d’un besoin ou d’un rêve.
Analyse
5. Pour parvenir à identifier les causes des enjeux actuels, la pédagogie de l’espoir nécessite le développement d’une compréhension profonde de tout ce qui existe en établissant les liens nécessaires.
6. L’analyse nécessite une approche qui favorise une vision globale et intégrée.
7. En reconnaissant l’interdépendance propre à la réalité, la solution pratique adoptée pour résoudre une situation problématique doit être conçue et réalisée en collaboration (en dialogue) avec son milieu naturel et social. Le concept d’interdépendance doit amener à éliminer les rapports de force et hiérarchique, à favoriser la concertation et le travail d’équipe ainsi que la reconnaissance de la responsabilité de tous envers tout.
Transformation
8. La compréhension approfondie d’une situation, de ses causes et des solutions appropriées doit permettre de développer une vision critique de la réalité qui soit inclusive de la diversité et fondée sur le potentiel humain collectif à la source d’une transformation de la réalité.
9. L’acquisition de cette vision partagée permet un sens collectif des responsabilités et des devoirs à l’égard de soi comme des autres. La responsabilisation interpersonnelle dans un univers cohérent avec une vision commune de la réalité constitue pour les collectivités une grande motivation et une force déterminante pour l’action.
10. L’action de transformation qui découle de la vision positive de l’avenir est en soi un champ d’apprentissage où la sagesse émerge par la pratique et selon le contexte précis où se réalise cette pratique. La pédagogie de l’espoir reconnaît l’importance de la collectivité et du sens collectif.





